Travaux en hauteur déconseillés

  


 
 

Au début de ma vie dans le monde du travail, j’ai comme la plupart d’entre nous, rencontré des difficultés. Elles m'ont semblées, sur le moment, insurmontables. 

Une de celles là à été en quelque sorte, une épreuve de longue durée, que je n’ai comprise que bien plus tard.

 

 

C’était en 1976, je rentrai du service militaire et je décrochais, non sans peine, mon premier travail dans ma spécialité. 

Lorsque l’on a un CAP en poche, ça ne veut pas forcement dire que l’on sait travailler.  De plus, n'ayant pas  pratiqué cette spécialité pendant plus d’un an, c‘était clair .... je ne savais pas travailler aussi bien que j’aurai aimé le faire. Mais, malgré tout, j’avais un travail que j’aimais et je crois que c’était déjà bien.

 

 

Pendant 4 à 5 mois j’ai donc fait de la plomberie et du chauffage jusqu’au jour où j’ai passé la visite médicale du travail. 

Là sur le papier concernant mon aptitude à travailler, se trouvait écrit :  « Travaux en hauteur déconseillés »

 

Et je crois qu’à partir de ce moment je n’ai fait que de la zinguerie. 

C’est à dire que du travail en hauteur. 

En réalité j’étais furieux que l’on me fasse faire un travail que je n’avais jamais appris et pour lequel je n’avais pas d’aptitude. 

 

 

Dans mon CAP, je n’avais jamais appris que la plomberie et le chauffage et je pensais que ce n’était déjà pas mal ! 

 

 

Mais le pire ,c’est que j’avais le vertige !

 Pour monter sur le toit d’une maison à 3 ou 4 mètres de hauteur je devais m’attacher, et je me souviens de moqueries de la part de braves gens qui eux, restaient sur le plancher des vaches...

 Mais toutefois jamais je n’ai eu la moindre réflexion à ce sujet de la part de l’ouvrier avec qui je travaillais.

 

 

Ainsi j’ai appris  « sur le tas » le métier de zingueur. 

Et quand on a 22 ans on n’aime pas beaucoup être traité en apprenti. Et je crois que j’ai, à de nombreuses reprises, dû  mettre mon amour propre de coté. 

L’ouvrier avec qui j’ai appris la zinguerie n’était pas particulièrement conciliant ,mais il connaissait son travail et le faisait soigneusement, ainsi j’ai été formé à la zinguerie pendant environ 2 années.

 

 

 

Puis la crise  et venue ; j’ai perdu mon emploi et nous avons dû déménager, changer de région.

 

C’est je crois la première bénédiction, car notre situation spirituelle était de plus en plus critique. 

Le Seigneur, en me privant de travail me plaçait devant un choix que je n’aurai même pas envisagé : partir d’un endroit où le climat est sans doute meilleur qu’en Charente…

 

 

La seconde bénédiction s’est manifestée dans les premiers mois qui ont suivi mon embauche dans une nouvelle entreprise. 

J’étais alors un plombier acceptable pour une grosse entreprise qui traite des chantiers du genre HLM, mais certainement pas à la hauteur pour travailler chez des particuliers. 

 

C’est alors que j’ai commencé à faire de la zinguerie et apparemment mon travail était apprécié ; heureusement car je ne serai pas resté longtemps dans cette petite structure et à cette époque le chômage était important...

 

 

Au cours des 20 ans environ où j’ai travaillé dans cette entreprise ,j’ai pu observer le bénéfice qu’ont apportées ces connaissances en zinguerie, sans compter les nouveaux chantiers qui ont été gagnés.

Aujourd’hui encore mon travail en zinguerie, alors que je suis à mon compte m’apporte un réel supplément.

 

 

Ce n’est pas toujours évidant à saisir sur le moment, mais quand au fond de son cœur on fait confiance au Seigneur, et cela quoiqu’il arrive, je peux témoigner que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu."

Puisse ce témoignage vous encourager à aller de l’avant. 

Que Dieu vous bénisse 

 

JJJ


     

 


 
   


 
 
 

Gémina JOSEPH  copyright